26 mai 2008
Renaissance. A la vie, à la mort.
0h00 : décés de Mademoiselle Poppy, on dira que c'était un accident et ceux qui savent préfèrent se taire.
[...]
Si vous voulez l'adresse de mon nouveau chez-moi, laissez un mot et je vous l'enverrai par e-mail.
A bientôt, j'espère. A jamais, sinon.
19 mai 2008
On ne survivra pas.
Je ne reprendrai pas d'autre ailleurs. Ce n'est pas virtuellement que je dois mener la guerre c'est ici, les pieds sur terre et la haine dans le regard. A quoi bon aligner tous ces mots puisque seuls les inconnus, les hypocrites et eux les lisent ? Peut-être pour ces trois petits êtres égarés dans mon coeur. J'arriverai à sourire, loin de ce cercle vicieux qui m'oblige à répondre tous ces fois, loin de ce mal être, loin de cette blogsphère qui ressemble plus à une secte qu'à autre chose. Si tu veux écrire, il y a un cahier devant toi, internet n'est bon que les asociaux et les dépressifs. Tu changeras j'en suis sûre il te suffira d'ouvrir les yeux, de te réveiller un matin sous les insultes et de te dire que tout ça n'en vaut plus la peine. Au fil des blogs j'ai rencontré tellement de gens. Des gens qui m'ont fait du mal et d'autres qui ont su me tendre la main alors que je tombais dans le gouffre de la folie. Des gens qui m'ont crachée au visage et d'autres qui ont essuyé la bave. Ces gens avec leur compréhension et leur sensibilité je ne saurais les oublier et pourtant, peut-être le faut-il ? Si le mal se loge aussi dans l'amitié la plus forte, si les mots ne résistent pas à une entrevue face à face alors mieux vaut tout arrêter là, avant qu'il ne soit trop tard pour faire demi-tour. Je me sentirais tellement de trop chez eux, je ne pourrais retenir mes larmes face à ma solitude. L'année prochaine l'entrée à Lakanal sera mon nouveau début dans le monde du réel. Peut-être personne ne peut comprendre dans quelle impasse je me trouve mais ça fait trois semaines que je n'ai pas reçu de tes messages de sa part et nos discussions sur msn sont des plus banales et des plus courtes. Je ne prendrai surement jamais le train pour venir te voir, tu ne veux pas vraiment de moi. Mais tu sais, je veux toujours faire l'amour avec toi pour oublier toutes ces douloureuses masturbations. Et je me dissocie de ce monde, c'est malsain. Arrêtons le massacre, évitons des pertes et des douleurs inutiles.
On ne survivra pas. Alors oublie-moi.
17 mai 2008
Ils insinuent des choses et je ne peux même plus les nier. Ils me font mal à un point. Incroyable. Suis-je si faible ? Ne puis-je donc pas relever la tête et leur cracher ma haine au visage ? Ils liront surement, ils ne comprendront peut-être pas que c'est d'eux que je parle, ils fermeront les yeux. Comme d'habitude mais au fond d'eux ils se serviront de ces mots pour me blesser, me tuer petit à petit et augmenter ce besoin vital de mort. Ils ne voient pas qu'ils courent à leur perte. Mais j'arrête, je n'en peux plus. Je dis "stop" même si c'est vain, ça recommencera et personne ne peut m'aider. Je ne dois surtout pas en parler, je dois assumer mes délires seule et encaisser leurs coups en silence dans mon coin. Le temps passe tellement lentement. Peut-être l'année prochaine arriverai-je à les semer ? Peut-être lors de cet exile je les semerai sur mon chemin. Au revoir, ou peut-être adieu, à vous de voir, de vouloir.
*Mais j'ai si peur, si tu savais comme je voudrais que tu me serres dans tes bras.*
Il n'y a rien, rien que des mots murmurés un soir d'été au milieu d'un près. Il n'y a rien et je n'existe même plus.
Des gens me lisent alors que je ne veux pas. Je suis mal à l'aise face à leurs yeux qui me scrutent. Je n'ose écrire ce que je veux de peur qu'ils comprennent. J'étouffe ici, j'ai besoin d'air.
ll faut se dire que ce n'est qu'un au revoir, le temps d'une pause, de trouver un nouveau chez moi virtuel et de m'y installer. En attendant, pour ceux qui veulent :
brokenflowers@hotmail.fr